8 janvier 2026 4 08 /01 /janvier /2026 16:07

Chers tous, je vous souhaite une très bonne année !

Mais par ces vœux, je voudrais aller plus loin que cette année 2026 dont le proche horizon trop embrumé, empêche de considérer l’avenir comme il se doit.

Une suggestion : et si nous sortions un moment du présent pour penser l’avenir comme le suggère Milan Kundera dans « L’ignorance » ?

« Sur l’avenir, tout le monde se trompe. L’homme ne peut être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai ? Peut-il vraiment le connaître le présent ? Est-il capable de le juger ? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connaît pas l’avenir pourrait-il comprendre le présent ? Si nous ne savons pas vers quel avenir le présent nous mène, comment pourrions-nous dire que ce présent est bon ou mauvais, qu’il mérite notre adhésion, notre méfiance ou notre haine ? »

Le présent, voilà donc l’ennemi ! Celui qui nous englue dans son agitation permanente, ses bruits incessants et ses images étourdissantes. Celui qui fait de nous des inquiets qui se recroquevillent, des désarçonnés sans plus de repères, des « sans mémoire » avec les risques que l’on sait.

Pire, il rend impossible l’idée même de mener une réflexion sereine sur l’avenir de notre monde qui va pourtant si mal. Il nous empêche de travailler sur l’avenir et de choisir notre destin.

Mais comment s’écarter du présent pour envisager l’avenir ? Sur chaque grand sujet, en renouant en urgence avec le passé, ce mal-aimé de la modernité. Là, se trouve tout ce dont nous avons besoin pour ôter la brume de nos yeux, étendre l’horizon et construire l’avenir, avec audace, enfin… !

Voici en quelques mots quels sont mes vœux pour 2026.

Yves Maire du Poset

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